Histoire

La-Gadeliere-1789Divers propriétaires se sont succédés ; des parchemins anciens mentionnent LA GADELIERE comme faisant d’une importante seigneurie, celle de la famille DESGUEZ, qui la cède en 1456 au Seigneur Jaques LESCENE.
– La famille de Jacques LESCENE agrandit l’église et habite la tour sud-ouest de la forteresse jusqu’en 1610. De cette période date également le curieux pigeonnier octogonal. Elle est cédée alors à Michel d’ARNOULD, qui la cède en 1658 au Sieur de PASTEY.
– En 1696, Charles DUFOUR, Ecuyer, Receveur des Tailles de l’Election de Verneuil-sur-Avre, achète la Seigneurerie de La Gadelière, mais n’y résidera jamais. Il sera enterré dans l’église de la Gadelière et son fils, Charles-Félix, offrira une cloche qui sera bénie en 1756.

LA GADELIERE est une « maison forte » construite pour la défense des habitants du village. Ce village et ses hameaux comptaient encore 150 habitants au moment de la réunion des deux communes de Rueil et de La Gadelière en 1850. Les fondations de nombreuses maisons sont encore retrouvées autour de l’église et ont servi de base à la construction à cette époque de la grande ferme d’élevage.

LA GADELIERE a gardé son aspect de forteresse jusqu’au milieu du XIXème siècle, époque à laquelle une partie du fossé de défense avait été comblé et de larges ouvertures crées pour rendre ces tours plus habitables.
L’ensemble des bâtiments est construit en silex et en grison (conglomérat d’éclats de silex réunis par un ciment ferrugineux très dur), matériaux que l’on trouvait dans les champs et que les agriculteurs remontent encore actuellement en labourant. Le grison a été utilisé du XIIème siècle jusqu’au début du XVIème siècle.

EGLISE DE LA GADELIÈRE : C’est l’ancienne église du village de la Gadelière, désaffectée depuis 1858 et dont le clocher est tombé en 1930.
Le chœur remonte au XIVème siècle avec des ouvertures en plein cintre ; Elle a été agrandie à la fin du XVIème par Jacques LESCENE qui a laissé son blason sur les piliers et l’a dotée d’ouvertures gothiques avec meneaux et flammes. Le plafond est parqueté et décoré, agrémenté d’aiguilles apparentes peintes en alternance de rouge, jaune et vert, comme les poutres du chœur.
Des découvertes successives ont permis de retrouver un fragment de peinture murale, qui permet de penser que l’église a été entièrement peinte, une « litre funéraire » aux armes des LESCENE, et deux statues de Saint Martin, représenté à gauche en Charité et à droite en Evêque.
Ces deux statues avaient été emmurées, sans doute à la fin du XVIIème, dans l’embrasure de la petite porte à gauche. Un autel baroque était alors dressé au fond de l’église et un autel « de bas-côté » obstruait la petite porte.
L’inscription entre les deux statues est une demande de pardon de Jacques Lescene et de sa famille et date de 1517.

PETITE MAISON DU FOUR BANAL : Datant du XIIème siècle et dernière maison d’origine du village encore existante, il y a été retrouvé un très grand four à pain et un plus petit à côté.

LA PLACE FORTE : Des travaux récents ont permis de dégager les fondations de la quatrième tour qui fermait la place forte et servait d’appui à gauche du pont-levis, maintenant remplacé par un pont fixe qui s’appuie sur une pile centrale et rejoint les fondations de l’ancien châtelet d’entrée.
En faisant le tour du château par l’est, on remarque les contreforts en grison, les canonnières, le donjon central, à l’époque percé d’une seule ouverture et surmonté de bretèches dont on voit les pierres de soutènement, la tour en encorbellement sur la façade ouest abritant un escalier à vis et deux anciennes fenêtres à meneaux l’une au-dessus de l’autre, percées par les Lescène au XVIème. Et sur la façade sud-ouest la dernière ouverture d’origine de la construction avec son entourage de grisons taillés en arrondi. Toutes les autres fenêtres datent de la fin du XIXème comme l’escalier du donjon central.

LE PIGEONNIER : Seul pigeonnier octogonal dans la région, il a conservé l’ensemble de ses boulins et sa porte du XVIème est visible.

LA FERME : Autour du porche monumental et formant un carré, les bâtiments du XVIIème, XVIIIème et du XIXème ont été construits en partie sur les ruines de l’ancien village pour être une ferme modèle de son époque. Le grand bassin était alimenté par les eaux de gouttières et servait d’abreuvoir aux animaux.

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