EVÈNEMENTS

Dans la vie d’une maison, fut-elle témoin d’une période historique, ou simple lieu d’habitation, les évènements ne sont pas simplement ceux qui se servent de ce cadre pour les accueillir, mais aussi, et peut-être surtout, ceux qui modifient ce cadre.

Evènements qui se sont servis du cadre de la Gadelière :

  • Juin 1990 : Concert du 8ème Printemps Musical du Perche
  • 7 Mai 1993 : Concert du 10 ème Printemps Musical du Perche
  • 10 septembre 2005 : Exposition de sculptures de Gilles de Kerversau et de peintures de Ménard à l’occasion des Journées du Patrimoine
  • 29 septembre 2007 – A l’occasion d’une tournée dans les châteaux d’Eure et Loir, représentation du « Souper » de Jean-Claude Brisville par le Théâtre en Pièces
  • 13 septembre 2008 : Exposition collective de 7 femmes sculpteurs et peintre, à l’occasion des Journées du Patrimoine
  • 20 septembre 2010 : Exposition de voitures de collection du Club des Vieux Boulons de l’Aigle dans le cadre des Journées du Patrimoine
  • 17 septembre 2011 : Démonstration de Fauconnerie dans le cadre des Journées du Patrimoine

Les premières étapes de réhabilitation de La Gadelière

Après avoir déposé un dossier de demande de protection de La Gadelière en 1990, l’église et le pigeonnier octogonal ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1992.

Après la découverte des statues de Saint Martin dans une porte murée sur le côté nord de l’église, la remise en place de ces statues dans leurs niches murées elle aussi, (autrefois au dessus de l’autel), le brossage des murs qui a permis de dégager des traces litres funéraires et de peinture murale, il a été décidé de rendre à cette église une vocation plus culturelle, sinon cultuelle.

A partir de 1990 : L’église, après avoir servi pendant près 70 ans de garage pour les voitures, les tracteurs et autres engins, a été nettoyée et vidée complètement.

Le sol en béton armé a été déposé mais très peu du pavage d’origine a été retrouvé.

Une poutre de la nef a été consolidée, ce qui a permis d’enlever les étais qui la soutenait.

Le mur sud, dans lequel une ouverture avait été crée pour laisser passer les véhicules, a été remonté en silex et en grison.

L’éclairage des poutres et des statues a été installé, ainsi qu’une mise en lumière extérieure.

Toute la toiture a été refaite en plusieurs étapes.

Dès les années 1985 : Il avait été découvert l’existence de deux fours à pain dans la dernière maison du village, lesquels étaient camouflés depuis le XIXème siècle. En état impeccable ils n’ont pas eu besoin d’être restaurés.

Entre 1995 et 2003 : Il a été entrepris le dégagement du fossé côté sud de la forteresse, comblé sans doute à la fin du XIX ème siècle. Cela a permis de retrouver les fondations de la tour d’escalier d’origine ainsi que la pile d’appui du pont-levis, ce qui contribuait à sécuriser la place forte. Il a été recréé un pont en bois et les murs de la tour ont dû être consolidés.

La pile d’appui du pont-levis ayant été retrouvée intacte, simplement dissimulée sous la terre de la cour d’arrivée.

Entre 2003 et 2010 : Des travaux intérieurs ont été entrepris pour consolider l’ensemble de la construction. Car sous la cour qui avait été crée par le comblement du fossé, se trouvaient des pièces que l’on avait éclairées au début du XXème siècle par des « puits de lumière » en carreaux de verre. Lesquels n’étant pas isolés, laissaient passer l’eau et donc il pleuvait dans ces pièces.

Or ce niveau était celui par lequel on entrait dans la place forte au temps du Moyen Age.

Il a donc été refait des chaux à l’ancienne sur tous les murs et les sources d’humidité ont été supprimées.

Le fossé sud a été prolongé vers l’ouest car il y avait à cet endroit un mur de soutènement servant d’appui à un pont en pente, lequel a été refait comme celui du fossé sud.

Entre 2007 et 2013 : Des travaux de déblaiement, de nettoyage et de restauration ont été entrepris dans l’ancienne partie « ferme » de La Gadelière. Elle a été utilisée en tant que telle jusqu’en 2006. Il a été remonté un mur de bâtiment côté ouest qui fût démoli dans les années 1970, de façon à retrouver l’ensemble de la cour carrée fermée telle qu’elle avait été conçue vers 1850. Il a été démoli divers bâtiments d’exploitation agricole précaires construits vers 1950 – 1960 qui séparaient complètement la ferme de la forteresse.

Ainsi qu’une longue grille en tôle apposée sur le bassin et une très épaisse haie de lauriers. Il a été démoli également une petite maison abritant un four à pain construit vers 1860 qui avait brulé.

La maison d’habitation a retrouvé son niveau de construction d’origine. Elle avait été rehaussée d’un étage en 1903, comme l’attestait une date sur le mur, et il a été décidé, la toiture étant en très mauvais état, de redescendre la charpente sur les murs d’origine en silex en démolissant l’étage construit en briques.

Les portes des porcheries et du pigeonnier ont été refaites à l’identique avec des chênes du parc de La Gadelière, tombés pendant la tempête de 1999.

Les différentes ouvertures du bâtiment des étables ont été traitées en verre pour apporter de la lumière puisqu’il n’y a plus de vaches depuis les années 1970. Même s’il y a toujours du matériel agricole.

Le bassin, alimenté par les eaux de gouttières au moyen de canalisation en briques creuses, construit pour abreuver les animaux, a été entièrement curé et consolidé.

La cour de la ferme a été complètement nivelée et engazonnée. Il est presque impossible d’y planter des arbres car le sous-sol recèle quantité de matériaux provenant de l’ancien village de La Gadelière.

Tous ces travaux ont permis de réintégrer la place forte dans son environnement au sein de l’ancien village avec l’église et la maison du four banal.

En 2007 également, il a été démoli une ancienne longère qui se trouvait accolée à l’église, le long du mur nord. Elle avait été construite à la fin du XXème pour servir de dépendance à la place forte qui avait alors vocation à être habitée.

Cette longère masquait l’église et maintenait l’humidité sur son mur nord.

En 2013 – 2014 : Une étude de dendrochronolgie et une étude du bâti menée par un Architecte en Chef des Monuments Historiques ont permis de réaliser un dossier historique complet qui a été présenté en 2015 aux services de la D.R.A.C.

En avril 2016, l’ensemble du site de la Gadelière, la place forte, le site de l’ancien village et son environnement ont été inscrit au titre des Monuments Historiques.

A partir de cette date, de nouveaux travaux sont envisagés, sous la conduite de l’architecte en chef des monuments historiques.

Printemps – été 2017

La façade du logis au Moyen Age ne comportait qu’une seule grande pièce à chaque niveau pour rassembler un maximum de gens. Il était chauffé par une cheminée monumentale dont on voit restes du conduit au centre de la façade.

L’enduit de ciment de 1900 a été piqueté pour remettre de la chaux et rouvrir deux fenêtres du Moyen Age qui avaient été murées.

Celle du haut le fût après la Fronde, car, la tour d’escalier ayant été attaquée, il n’y avait plus de quoi gagner l’étage dans la forteresse. Le logis a alors été morcelé pour créer un nouvel escalier. La dendrochronologie a permis de le dater entre 1650 et 1670

Sur la façade nord de la tour de défense érigée entre 1515 et 1523, avait été aménagé un escalier en brique vers 1885. Celui a été démoli en août 2017 pour rendre à cette tour de défense son intégrité.

Dans cette tour de défense, en partie basse, existait une canonnière, avec trois sorties de canons, à l’est, au nord et à l’ouest. Des travaux intérieurs de démolition d’une cuve à fuel bétonnée et d’une cave à vin grillagée ont permis de trouver les proportions de cette canonnière et son enduit à la chaux d’origine du XVIème siècle.

La presque totalité des fenêtres ont été repeintes pendant l’été en utilisant la technique dite de « la peinture à l’ocre ». Technique du Moyen Age à base de farine et de pigments naturels.

Les perspectives pour les prochaines années :

Continuer la restauration des façades et toitures de la place forte, des ouvertures et des encadrement de portes et fenêtres, réalisés en ciment et en métal au début du XXème siècle.

Engager la restauration du pigeonnier en démolissant les planchers intermédiaires installés pour servir de logement aux journaliers de la ferme.

Engager la restauration du plafond peint de l’église et des peintures murales encore cachées par un enduit.

Pour tout cela, nous sommes à la recherche de mécènes, que ce soit financier ou mécénat de compétence.